Aide humanitaire : partir en mission

Le bénévolat n'est pas soumis à un contrat, cette formule ne revêt donc aucun engagement de part et d'autre. Les bénévoles peuvent terminer leur mission s'ils le désirent mais ne reçoivent ni rémunération, ni indemnités. Le déplacement, comme le logement ou la nourriture, sont a priori à la charge du bénévole humanitaire. Quelques associations prennent certains frais en charge.

Partir comme volontaire

La grande majorité des partants en mission humanitaire passent par le statut de volontariat. Le contrat de volontariat de solidarité internationale (VSI) est encadré par la loi du 23 février 2005. Il n'est pas régi par le Code du travail mais prévoit une collaboration désintéressée entre une association et un volontaire. Afin de faciliter la signature de ce type de contrat, certains avantages ont été prévus par la loi :
- motif légitime de démission (via une lettre de démission) si le volontaire est salarié de droit privé ;
- droit aux indemnités chômage au retour de mission ;
- possibilité de considérer la mission comme la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Il convient de se renseigner sur l'association qui propose le VSI car elle doit être agréée par le ministère des Affaires étrangères. Le volontaire, quant à lui, doit être majeur. Il peut être célibataire ou en couple, de toute nationalité et sans limite d'âge. La plupart des volontaires sont diplômés. Le VSI est souscrit pour une durée allant de 12 à 24 mois.

Professionnel de l'humanitaire

Généralement, les associations implantées dans les pays du tiers-monde travaillent avec des volontaires. Quelques postes dans l'humanitaire existent néanmoins. Le contrat classique de travail dans l'humanitaire est réservé au personnel médical et social, et parfois à des spécialistes de la logistique ou à d'autres techniciens indispensables sur le terrain.

Prendre un congé

Les salariés bénéficient d'une possibilité pour partir en mission humanitaire : le congé de solidarité internationale (CSI). 4 conditions doivent être remplies :
- le congé doit durer 6 mois maximum ;
- le salarié ne peut avoir moins d'un an d'ancienneté ;
- la mission humanitaire doit avoir lieu à l'étranger ;
- la mission humanitaire doit être encadrée par une association ou une organisation dont la France est membre.
Il faut savoir qu'un employeur n'est pas tenu d'accepter ce congé s'il estime que le fonctionnement de l'entreprise risque d'en subir les conséquences. En cas d'acceptation, le contrat de travail du salarié est interrompu pendant la durée du congé. L'employé ne perçoit donc pas de salaire. Il a pour obligation de fournir à son entreprise une attestation émanant de l'organisateur de la mission.

Les jeunes et l'humanitaire

Deux formules existent pour les jeunes qui souhaitent partir en mission humanitaire : les chantiers de jeunes, qui permettent de réaliser des missions courtes pendant les vacances, et les stages étudiants sous convention. La plupart du temps, dans ces types de contrat d'aide humanitaire, les frais sont à la charge des volontaires.

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