OPC-UA : définition et particularités du standard

OPC-UA : définition et particularités du standard Quand il s'agit d'échange de données entre divers acteurs et différents appareils, la sécurité s'impose. L'élaboration de standards, comme OPC, devient indispensable.

[Mise à jour le 15 novembre 2019 à 16h35] Le syndicat professionnel Gimélec, qui regroupe des entreprises de la filière électronumérique française, a annoncé, lors de l'OPC Day, organisé à Paris le 15 novembre, la création d'un groupe de travail destiné à promouvoir la norme OPC en France pour que "chaque métier puisse avoir un bon usage de cette technologie". "La révolution des données ne peut se faire sans langage commun. OPC est la technologie normalisée qui nous semble la pièce indispensable pour accélérer l'industrie 4.0", a affirmé son président Antoine de Fleurieu. La norme a évolué pour répondre aux besoins de l'IoT et permettre la communication d'informations sur un objet. "Cela signifie que si une personne publie une ou plusieurs données sur un objet, les autres utilisateurs abonnés y auront accès", explique Stéphane Potier, directeur marketing de B&R Automation en France. L'avantage de la norme mis en avant lors de la journée, outre sa sécurité, est sa capacité de modélisation pour transmettre des données structurées. "Plutôt que d'envoyer une donnée d'un capteur, la norme permet de modéliser l'information – par exemple qu'il s'agit de la mesure effectuée par un robot – pour qu'elle soit comprise par toute la chaîne." Un atout qui a convaincu Renault ou L'Oréal de déployer la norme dans toutes leurs usines.

Qu'est-ce que l'Open Platform Communications ?

L’OPC (Open Platform Communications) est un standard d’interopérabilité et de communication industrielle, mis en place par la fondation du même nom en 1996. C’est une norme élaborée pour la sécurisation des flux de données lors de leur circulation entre plusieurs acteurs du domaine de l’automatisation industrielle. Cette norme existe sous la forme d’une série de spécifications définissant notamment l’interface entre les serveurs et les clients, et mises en place par des développeurs de logiciels, des acteurs industriels et les utilisateurs finaux.

Dès 2004, la fondation OPC met en place un groupe de travail qui, deux ans plus tard, publiera les premières spécifications d’une nouvelle norme OPC-UA (Unified Architecture). Ce nouveau standard, considéré comme le successeur de la norme classique OPC, est destiné à l’industrie de l’Internet des objets. Les spécifications de cette nouvelle norme OPC-UA se déclinent en 13 parties, disponibles sur le site Internet de la fondation OPC. En utilisant un mode de communication orienté objet, contrairement à son prédécesseur, OPC-UA fournit l’accès aux données machine par le biais d’un serveur. Il utilise deux protocoles de transport : l’OPC/TCP et SOA/HTTPS. Pour la sécurité des données et la protection contre les accès non autorisés, OPC-UA se sert des technologies SSL, AES et TLS. Il permet par ailleurs de préserver le contact entre le client et le serveur grâce à un système de correction des erreurs. Les langages binaires et XML sont les deux modes pris en charge par OPC-UA.

Cas d'usage avec Siemens

Les Simatic S7-400 sont des automates développés par Siemens. Ils sont essentiellement intégrés dans des applications du secteur automobile ou de l’exploitation des hydrocarbures. Afin de faciliter un échange rapide et direct de flux de données entre les composants d’automatisation de différents fabricants, Siemens a ajouté à ses automates Simatic S7-400 des processeurs de communication CP 443-1. Ces processeurs, souvent intégrés dans les automatismes des tunnels, utilisent en effet OPC-UA. La présence de CP 443-1 dans les Simatic S7-400 va permettre de relier ces automates à des systèmes ERP, tout en réduisant le risque de piratage des données grâce à la spécification 1.02 d’OPC-UA.

L’OPC Fondation

La fondation OPC a été créée en 1994 avec pour mission de développer un réseau international d’industriels, d’utilisateurs et de développeurs de technologies. Ceux-ci collaborent afin d’établir des normes et standards de sécurité et d’interopérabilité dans l’industrie 4.0. "L'OPC n'est pas un protocole supplémentaire dans l'IoT, mais un ensemble de briques technologiques. La norme supporte ainsi six protocoles, dont MQTT", souligne Stefan Hoppe, directeur exécutif de la fondation.

A l’origine de cette fondation, un consortium de cinq entreprises : Fisher-Rosemount, Rockwell Software, Opto, Intellution, Intuitive Technology. En novembre 2019, elle comptait 736 membres, dont 34 entreprises françaises, et plus d’un millier de produits revendiquant une conformité avec ses différentes normes et standards. Son rôle est donc d’élaborer des spécifications de différents standards et normes, d’attribuer des certifications aux produits respectant ces normes et standards. Parmi ses prochains chantiers, l'harmonisation des standards ou les communications utilisant la 5G.

Autour du même sujet

OPC-UA : définition et particularités du standard
OPC-UA : définition et particularités du standard

[Mise à jour le 15 novembre 2019 à 16h35] Le syndicat professionnel Gimélec, qui regroupe des entreprises de la filière électronumérique française,  a annoncé, lors de l'OPC Day, organisé à Paris le 15 novembre, la création d'un groupe de...